18/10/2006

VAMPIRES..!

Lestat Je suis en train de me délecter de la douce saveur du sang de ce mortel..j'y goute sa vie; je vois ses rêves, ses souvenirs, ses joies et ses peines. Alors que son liquide se déverse dans ma gorge, je sens les palpitations régulières du batement de son coeur..comme un rythme ennivrant. Et lentement je le conduis à sa mort. En buvant je sers son petit corps chaud contre moi, et nous ne faisons qu'un alors. Rien d'autre n'existe plus autour de nous, le temps semble s'être arrèté.

20/07/2006

..m'a parlé.

Nous avons découvert ce film ensemble hier soir, avec ma dulcinée, ne l'ayant encore jamais vu -je remercie au passage le Dok Tof qui, dans le sanguinaire soucis de proffessionalisme et la terrifiante et spontanée générosité qu'on lui connait, m'a judicieusement proposé (et preté) ce classique de De palma ! Je ne peux pas dire avoir été effrayé véritablement par ce film. Il est quand-même bien vieux -on y découvre Travolta en gamin naif et maladroit :-) - et les séquences "sueur froide" à la Psychose (on reconnait les coups de violons caractéristiques) convainquent difficilement nos esprits avertis modernes. Cependant le tout est pour moi bien monté, solide et structuré, simple et efficace, et malgré tout percutant. La mère de Carrie est une épouvante à elle toute seule! Et puis ça reste un sujet universel: la tête de Turc de la classe, la rejetée, la "pas d'ami" de l'école.. qui en voit de toutes les couleurs (surtout du rouge), malmenée et humiliée, et qui à la fin libère sa rage, froidement et violament. Une vengeance sans appel, sans pardon, et (presque) sans survivant - et très rouge aussi. Un sentiment qui m'a toujours plu, parlé, donné des frissons. C'est ce sentiment qu'on retrouve dans Kill Bill notament (culte pour moi). Coïncidence "amusante", alors que la tension du film grandissait, on pouvait voir et sentir le vent se lever dans la rue, et un orage débuter. Comme toujours la tempète semblait réveiller litéralement tout mon être, mais pas de la façon positive habituelle: ce sont mes vieilles peurs qui sont remontées. Javais finalement été captivé par le film, et le son du vent, avec cette sensation d'énergie réveillée, m'ont mis dans un petit état d'angoisse. Je retrouvais mes peurs de petit garçon..et la peur de la mort aussi. Ma mère est elle toujours parmis nous ?